Nuits d'été de Paris,
Que votre souvenir est amer,
Au pauvre exilé que je suis,
Demeurer loin de vous est un enfer,
Nuits bleues de Paris,
Mon chaud soleil d'Orient,
N'est jamais éclatant,
Comme il l'était dans vos yeux,
Ces deux opales tremblants,
Et cet éclair au loin dévorant le ciel,
C'est la Belle Vénus et elle se pâme,
Dans le reflet de vos yeux ou se mêlent,
L'opium et l'oliban ,ivresse de votre charme,
Mais c'est déjà l'aube mauve,
Je vous quitte en silence, me sauve,
Le jour se lève, Paris se meurt,
Votre absence est un pli sur ma douleur,
Paris vous êtes une morsure dans ma mélancolie,
Ma Terre Promise, ma nostalgie,
Et quand loin de vous tout m'achève,
C'est encore de vous que je rêve,
Nuits chaudes de Paris,
Je n'ai jamais autant aimé,
Que pour vos yeux, vos tendres aurores,
Vos pas secrets, vos gestes délicats,
Et dans mes rêves Paris porte encore,
Le doux et précieux nom de Johanna |